mercredi 25 mars 2009

Nota Bene



Lorsque viendra le jour des affligeants adieux,
Que le coeur déchiré nous te mettrons en terre,
Nous rappellerons-nous tes dires de naguère,
Sur tes voeux pour demain quand on devient trop vieux ?

Tu te réjouissais de voir les envieux
S'étonner que le temps ne te maltraîtait guère.
Tu répétais : "Jamais devenir grabataire !
Abandonner plutôt ce corps trop odieux !"

Et comme à chaque fois tu réussis ton coup,
Tu sauras bien à temps tirer ta révérence ;
Egoïstes, sur nous nous pleurerons beaucoup.

Oublier le chagrin... Surtout s'en souvenir !
Se réjouir pour toi d'avoir eu cette chance
De vivre aussi longtemps et dignement partir.



Claudie Becques (11/03/09)

3 commentaires:

Elisabeth a dit…

Joli, Claudie. Dommage que nous ne te connaissons pas 'en vrai'. En tout cas, tu nous fais régaler avec tes poèmes. Continues donc !
Amitiès poétiques,
Elisabeth B

C.P.C.G.B a dit…

Le plus tard possible, mais mieux vaut partir un peu plus tôt dans la dignité
C'est en tout cas mon avis, peut-être qu'un jour ce sera possible.
Bon il est pas gai ton poème mais il n'est pas négatif, et surtout très bien écrit.
Bises
Roland

Mésange a dit…

Ma tite soeur... un poème qui me va droit au coeur.. qui se questionne sur l'existence, mais à quel prix... entre "égoïsme" et digne Salut.. Il n'y a que toi pour écrire si bien sur autant de sujets variés... J'ai relu ces vers plus d'une fois...

Gros bisous de ch'tite soeur
Nad