dimanche 25 octobre 2009

10 octobre Angel GIRONES

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Angel GIRONES auteur compositeur
et fondateur du club
"Tant qu'il y aura des chevaux"
Avec la permission de l'artiste, un extrait (bien trop court)
de sa prestation lors de la soirée du 10 octobre

samedi 17 octobre 2009

Reflets de Venise

Venise, double face,
Toi et ton reflet.
Reflets de passion,
Tu es passionelle.
Reflets de portes dérobées,
Tu te dérobes
Dans tes ruelles inondées,
Inaccessible, mystéieuse.
Venise, l'inconnue,
Belle dame masquée,
Secrète et fatale
Qui disparaît dans la brume
Du petit matin.
Quels sont les secrets
Cachés derrière le visage
Coloré de tes façades ?
L'eau coule sur tes marches.
Elle veut te pénétrer.
Elle cherche à te connaître,
Toi et tes secrets.
Elle tourne autour de toi
En remous incessants.
Elle te nargue, te taquine
Et te bouscule.
Tu es chancelante derrière
Le reflet irisé de toi-même.
Venise, la romanesque,
Tu es le reflet éternel
De l'Histoire.
Elisabeth Derwent Bayet

vendredi 16 octobre 2009

Colère



A voir tous ces voleurs comptables,
Traders friqués interchangeables
A la morale impalpable,
Dans leur costume impeccable,
Gris le matin et noir le soir,
Dans les palaces où l'on dîne
Aux côtés des bradeurs d'usines.

A voir les donneurs de leçons,
Banquiers, juristes, avocaillons,
Fripons, larrons, caméléons,
Assoir la loi à leur céans
Sur la banquette du restaurant.

A voir la détresse ouvrière,
"lettre au matin - viré le soir".
Il me souvient de temps "brumaire",
Où l'on vit Dame La Misère
Tremper sa plume dans le sang.

Gérard Comolas

mercredi 14 octobre 2009

Pourquoi l'automne ?


Il y a dans les bois tant d'arbres différents,
Des minces et des gros, mais tous tellement grands !
Ils tendent vers les cieux leurs verdoyants feuillages
Fièrement, tout l'été, en triomphant hommage.

Mais Dieu reste insensible à toute flatterie,
Et se fâche de voir telle flagornerie ;
Il souffle sa colère en fronçant des nuages
Et répand sa tristesse en longs sanglots de rage.

Les modestes sapins aux branches retombantes
Ne sont pas concernés par cette déferlante.
Sous le divin courroux les arbres cramoisis
D'une flambée de honte sont alors saisis.

Les géants repentis s'effeuillent en prières,
Font un tapis d'offrandes pour leur mère la terre,
Poussant l'humilité jusqu'à passer l'hiver
En affrontant le froid aussi nus que des vers.

Le Créateur ému par cette pénitence,
Leur offre le printemps : une nouvelle chance.
Mais tant que leur mémoire oubliera la leçon
Ils subiront sans fin le cycle des saisons.

Claudie Becques (13/10/09)

vendredi 9 octobre 2009

Ambiance automnale

Quand reviendra l'automne avec les feuilles mortes
Qui couvriront lentement du jardin la terre
Quand le vent soufflera dans les branches encore fortes
Les arrosant en caresses des gouttes argentées de la mer

Je veux encore aller m'asseoir dans la trouée
Contre ce talus tissé d'un lierre vermeil
Et contempler longtemps ce petit nid douillet
Et sentir mon coeur irradier comme un soleil.

jeudi 8 octobre 2009

Acrostiche : champignons, cèpes, coulemelles...


C ouleur argentée, dorée, endimanchée saupoudrée de rosée fraîchement tombée,
H abillés différemment, nous y allons gaiement, tout en sifflotant, tranquillement.
A ccompagnés du chant des oiseaux, le soleil, sans vent, est très haut, il fait beau ;
M agnifique tableau coloré aux tons harmonisés bien mélangés, c’est la fin de l’été.
P arfums variés, petite route goudronnée, forêts ratiboisées… tout a été ramassé.
I mpossible n’est pas français et disponible on l’était... et impassible on l’est resté.
G ardons un bon souvenir de cette journée de plaisir, on va partir et quel soupir !
N ature, nature, tu es si pure ! Mets ton armure, le temps soignera tes blessures,
O uverture et Aventure ! Tu as si fière allure, dame nature et trop belle créature.
N ous arrivons en carioca à La Salvetat, village sympa où le fromage guide ses pas
S itué dans la ruelle, un restaurant, très charmant, nous attend et nous interpelle...

C hangement de décor, nous rencontrons Victor et son plan secret qui vaut de l’or
E t après le délicieux déjeuner à La Commanderie, nous voici donc repartis, ravis.
P artout, il y en avait, des rouges tachetés, orangés, mais ils étaient tous mauvais...
E t caché sous l’épais tapis de feuilles colorées et branches cassées, “il” l’a repéré,
S eul, abandonné dans l’immense forêt ensoleillée, un cèpe reposait, il l’a réveillé...

C haleureusement, la petite rivière toujours si régulière descend vers la clairière
O ù la détente et l’andante de sa sérénade enchantent la balade. Quelle galante !
U ne palette de douceur-chaleur et deux brochettes de bonheur-bonne humeur.
L e poète a dit : pas de cueillette, pas d’omelette mais la couette est plus discrète
E t à la nuit tombée, tout redevient secret, le soleil couché, la lune prend le relais.
M atin brumeux, j’ouvre enfin les yeux, au lac de la Raviège, on soutient un siège.
E t nous voilà cahin caha, chemin faisant vers la Fête des Vendanges à Ouveilhan.
L e vide grenier, le grand marché, les groupes folkloriques animaient en musique.
L e fifre, les hautbois, les harmonies d’ici étaient de la partie, et Mon Lapin aussi...
E t après la vision, l’apparition, on est allé chacun de son côté avec son bien aimé.
S urtout... ne sois pas jaloux, Beau Matou car on s’entend vraiment bien sur tout.

Harmony

C'est l'automne...

Automne

C ‘est l’automne dans les bois et il fait si froid,

E t je chantonne, cela va de soi, à chaque fois.
S ur l’immense tapis de feuilles aussi colorées,
T out en cadence, j’y cueille… un joli bouquet.

Bouquet d'automne

L a mousse est si douce… sur le bas-côté…

A h ! Là voilà qui pousse… sur les rochers…
U n grand champ de fougères, multicolores,
T ellement vivant ! Je préfère, on les adore,
O riginales et spéciales aux tonalités variées,
M ais le soleil a sommeil, il a oublié le réveil…
N uages et ciel bleu, au paysage capricieux,
E t ça impressionne, l’automne s’abandonne.

C'est l'automne

samedi 3 octobre 2009

Nuits d'Enfants



Les enfants de la guerre ont tous l’âme malade.

Oublieux des tireurs planqués en embuscade,

Ils s’efforcent le jour de relire au jardin

Sous le soleil brillant, quelque conte enfantin,

S’appliquent à écrire et révisent à table,

Ou dessinent du doigt des formes sur le sable…

Mais leurs corps ont toujours ce sursaut un peu fou,

Qu’ils vivent à Gaza, Sétif ou Dien Bien Phu.


Les enfants de la guerre ont tous l’âme malade.

Ils cherchent sans arrêt au sommeil la parade,

Et tentent d’élever, en jouant bien trop tard,

Un rempart de gaîté contre les cauchemars,

Car ils peuplent leurs nuits d’un seul géant énorme

Quand toutes les terreurs en rêve prennent forme.

Poursuivis à jamais de monstruosités,

Ils tremblent sous les draps, de frissons agités.


Les enfants de la guerre ont tous l’âme malade

La pureté se meurt sur chaque barricade.

Dans la fuite immobile il n’est point de salut.

Le cœur dans un étau, légers comme fétu,

S’ils tentent d’échapper à la fureur guerrière,

Des pas cyclopéens vont ébranler la terre,

Ecrasant au passage un faible, un innocent,

Et les nuits des petits se colorent de sang.


Elisabeth DESHAYES

vendredi 2 octobre 2009

Je Vois Un Paysage

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Elisabeth Derwent Bayet