mercredi 25 février 2009

Le vent emporte les feuilles mortes



Pris de frénésie
Il déchire les dunes
Plie les palmiers
Brise les branches
Hurle par-dessus les toits
Fait chanter les cheminées.

Prise de frénésie
Je laisse le vent m’emporter
M’ébouriffer la chevelure
Me balayer le visage
Me vider le crâne
Me déployer les ailes

Infinie légèreté de l’ange


Marie-Ange Hoffmann

4 commentaires:

C.P.C.G.B a dit…

Ah le vent... c'est un peu la marque de fabrique de notre région...
Et comme le disait Brassens, il peut être mutin, ou calin tout dépend.
Poème court mais agréable à lire.
Roland

Elisabeth a dit…

Aérien .... Court et aérien !
Nous avons l'impression de s'envoler dans la bourrasque vers le ciel............
Elisabeth

Claudie Becques a dit…

C'est bien la première fois que je passe un bon moment, ébouriffée par le vent ! (sourire)
Bravo pour ce poème.
Clo

Harmony a dit…

Un petit vent si charmant et un poème très sympathique, merci du partage. Bisous légers d'un ange bercé par la brise poétique.