lundi 1 décembre 2008

Camper sur ses idées

Ils vivent dans les bois sous une simple tente,
Gros investissement pour qui n'a plus d'emploi,
Bien frêle habitation, un semblant de chez soi
Pour abriter l'espoir de remonter la pente.


Ultime solution quand on n'a plus de rente
Mais s'offrir le luxe de s'accorder le choix
de demeurer libre quitte à mourir de froid
Et d'être réveillé par un oiseau qui chante.

Les pièges forestiers sont bien moins dangereux
Que la promiscuité des autres malheureux
Au sein de ces foyers qui pallient à l'urgence.

Si la soupe ou le lit réchauffent un peu le cœur,
Se voir jeter dehors à la première lueur,
Fait à la dignité la plus cruelle offense

Claudie Becques








5 commentaires:

C.P.C.G.B a dit…

Bravo Clo pour le fond.
Quand à la forme, (le sonnet)c'est nouveau ?
C'est le cœur des gens du nord qui parle sous ta plume.
Roland

marie-ange a dit…

poème de circonstance qui ravive chez moi le sentiment de fraternité humaine et de révolte envers l'injustice. merci pour eux.

Claudie a dit…

Merci beaucoup Roland pour cette petite place que tu me fais dans ton club par le biais du site internet.
Comme dit la chanson "il me semble que la misère serait moins pénible au soleil" alors que ce texte écrit par une nordiste soit accueilli à Sète, me fait chaud au coeur.
Clo
.
Merci à toi Marie-Ange de donner un écho à ma révolte.
Je n'ai pas de solution-miracle pour sortir ces malheureux de leur condition, mais en parler c'est refuser d'accepter n'est-ce pas ?

Elisabeth a dit…

Je pense que tout le monde sera d'accord avec tous ces propos - en plus, très bien dit et décrit...
Elisabeth

Claudie Becques a dit…

Merci Elizabeth ton commentaire me touche beaucoup.
Amitiés. Clo