Adossée à l'ombre bienfaisante d'un pin
je m'abandonne au plaisir de ne penser à rien
à tout et à rien, à rien de précis en somme
à l'odeur de l'herbe soyeuse
qui cède à la pression de mon corps
au chaos ordonné des fourmis laborieuses
qui courent et virent sans cesse de bord
aux zigzaguements de la mouche qui se pose soudain
et chatouille gentiment le nu de ma cuisse
agacée je la chasse d'un revers de la main
elle revient traçant dans l'espace de vives esquisses
aux vibrations de l'air caressant ma frimousse
tout chargé de senteurs, de secrets envolés
mon oreille attentive en capte les mélopées
enivrantes comme une drogue douce
aux aboiements rauques d'un chien
qui déchaînent une cascade d'échos en concert
aux pétarades d'un tracteur au loin
cahotant sur le chemin de travers
au tintement clair d'un obsolète carillon
sonnant les heures du temps qui passe
il me rappelle qu'il faut remettre mes godasses
pour d'un pas joyeux rentrer à la maison
dimanche 9 mai 2010
samedi 1 mai 2010
Les Mots
Il y a des mots laidsQui blessent le coeur
Parce que le coeur est déjà blessé.
Il y a des mots durs
Qui perdurent
Parce que trop fier
De regretter.
Il y a des mots dits
Sans réfléchir
Qui peuvent durer toute une vie,
Des mots cruels
Que l'on lance de notre rempart
Bâti contre 'ennemis',
Des mots perdus
A trop attendre
De dire pour faire plaisir.
Pourquoi ces mots
Qui ne méritent pas
Le son d'une voix,
Qui gâchent une vie,
Si courte déjà.... ?
Ne perdons donc jamais de vue
Qu'il y a aussi ....
Des mots doux,
Des mots gentils,
Des mots jolis.
Elisabeth Derwent Bayet
lundi 26 avril 2010
L'OLIVIER SUR LA PELOUSE
L'OLIVIER SUR LA PELOUSE
Vivant dans le présent et confortablement,
Nous recyclons parfois les objets d'ancien temps.
Naissent ainsi quelques usages inattendus ;
Tel, un chaudron de cuivre en jardin suspendu,
Un collier de cheval supporte un baromètre,
Un broc de lavement décore une fenêtre !
Les acquis du passé tombant en déshérence,
Les idées à leur tour, glissent à contresens.
Le savoir culturel s'efface des cerveaux,
Le Sud oublie son huile et gaspille son eau.
Si bien que l'olivier fait décor de piscine.
Le voilà bêtement au milieu du gazon !
Qui se soucie encor des épopées latines
Et de l'arbre jalon de civilisation ?
Lui qui avait nourri la tribu d'Abraham
Fini, comme un rosier, en plante d'ornement !
Gérard Comolas
Nous recyclons parfois les objets d'ancien temps.
Naissent ainsi quelques usages inattendus ;
Tel, un chaudron de cuivre en jardin suspendu,
Un collier de cheval supporte un baromètre,
Un broc de lavement décore une fenêtre !
Les acquis du passé tombant en déshérence,
Les idées à leur tour, glissent à contresens.
Le savoir culturel s'efface des cerveaux,
Le Sud oublie son huile et gaspille son eau.
Si bien que l'olivier fait décor de piscine.
Le voilà bêtement au milieu du gazon !
Qui se soucie encor des épopées latines
Et de l'arbre jalon de civilisation ?
Lui qui avait nourri la tribu d'Abraham
Fini, comme un rosier, en plante d'ornement !
Gérard Comolas
jeudi 25 mars 2010
A Winter Day

My body thrills to the icy pain of these Winter days,
A challenge to my sun-thirsty appetite.
I feel the hardness of the soil at my feet,
The deafening touch of the wind at my ears.
I see the last cobwebs of the sun-worshippers season
Sailing airily away to some bluer seas.
I hear the crystal call of a solitary bird
Which stimulates my soul into sudden appreciation.
I feel the dull pain of life-giving rain at my neck
And see the gas-grey ghosts of Summer clouds,
Like funeral shrouds, mingling with the mist.
Trees stand like corpses coffined in the pin-pricking wind.
Elisabeth Derwent Bayet
samedi 20 mars 2010
un certain dimanche de mars
Une journée prometteuse
Ciel franchement bleu
Lumières irisantes
Air presque glacial
Un doux laisser aller un peu mélancolique
Le mot "vieillesse" s'ouvre par le mot "vie"
La vie à cet instant se veut accalmie
impérieuse envie d'apaisement
surtout ne pas fêter avec fracas
une musarderie dans un musée ?
pourquoi pas ?
Dehors entre chien et loup flotte une senteur de neige
plus tard le ciel sombre crache de gros flocons de ouate blanche
qui rayent lentement l'espace étonné
et finissent pas s'étendre sur la terrasse
habillant tout d'une mousse de dentelle scintillante
Ultime cadeau de la nature
célébrant ce jour qui s'achève
Ciel franchement bleu
Lumières irisantes
Air presque glacial
Un doux laisser aller un peu mélancolique
Le mot "vieillesse" s'ouvre par le mot "vie"
La vie à cet instant se veut accalmie
impérieuse envie d'apaisement
surtout ne pas fêter avec fracas
une musarderie dans un musée ?
pourquoi pas ?
Dehors entre chien et loup flotte une senteur de neige
plus tard le ciel sombre crache de gros flocons de ouate blanche
qui rayent lentement l'espace étonné
et finissent pas s'étendre sur la terrasse
habillant tout d'une mousse de dentelle scintillante
Ultime cadeau de la nature
célébrant ce jour qui s'achève
vendredi 5 mars 2010
Ligalté
Ligalté
Dans un pays nommé Ligalté
Miss Monde fut élue Chef de la République.
Désormais l'Etat exigeant art et beauté
On choisit des ministres aux talents artistiques.
A la Culture, premier dans l'ordre,
On mit le couturier le plus à la mode,
Suivirent, une diva à la Justice,
Un maître de ballet à la Police.
Les Impôts devinrent des Revenus
Sous la houlette d'un chanteur très connu.
L'Agriculture échut à un sculpteur célèbre,
Les P et T à une femme de lettres.
Les lois s'élaboraient dans le courrier du coeur,
Le peuple applaudissait, il touchait au bonheur,
On chantait, on dansait,
Avec sourire et beauté tout s'arrangeait.
Un technocrate de "quelque-chose"
Fit peindre les autoroutes en rose.
Le pays vu d'en haut,
Ressemblait à un paquet-cadeau.
Le tourlourou Ministre de la Guéguerre
Fit ajouter sur les treillis militaires
Des pâquerettes et des fleurs des champs,
Car venait d'arriver le Printemps
et
>> lirva'dnossiop .>
Dans un pays nommé Ligalté
Miss Monde fut élue Chef de la République.
Désormais l'Etat exigeant art et beauté
On choisit des ministres aux talents artistiques.
A la Culture, premier dans l'ordre,
On mit le couturier le plus à la mode,
Suivirent, une diva à la Justice,
Un maître de ballet à la Police.
Les Impôts devinrent des Revenus
Sous la houlette d'un chanteur très connu.
L'Agriculture échut à un sculpteur célèbre,
Les P et T à une femme de lettres.
Les lois s'élaboraient dans le courrier du coeur,
Le peuple applaudissait, il touchait au bonheur,
On chantait, on dansait,
Avec sourire et beauté tout s'arrangeait.
Un technocrate de "quelque-chose"
Fit peindre les autoroutes en rose.
Le pays vu d'en haut,
Ressemblait à un paquet-cadeau.
Le tourlourou Ministre de la Guéguerre
Fit ajouter sur les treillis militaires
Des pâquerettes et des fleurs des champs,
Car venait d'arriver le Printemps
et
>> lirva'dnossiop .>
Gérard Comolas
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