lundi 13 avril 2009
Le Printemps des poètes
dimanche 5 avril 2009
Les Joutes

Un cargo lentement traverse aux carrefours
Le voilier chahuteur que des chaines tenaces
Retiennent prisonnier, égrène en vain les jours...
Deux géants harnachés de carapaces blanches
Regardent d'un œil noir vers l'avant du bateau.
Le pavois dans la main, les pieds calés aux planches.
Immenses goélands se reflètant sur l'eau !
Les rames souquent dur ! Le choc est titanesque !
Le bois gémit, craque, se soumet à l'effort...
Et les dieux de la mer, dans la lutte dantesque,
Réunissent leurs voix pour choisir le plus fort !
Leurs lances se rompent ! Puis se cabrent les barques !
Et la foule applaudit les deux hommes debout !
Les murs se teintent en rose au soleil vers les parques ...
Je m'éloigne du quai ... car au fond... je m'en fous !
Barnabé Sanchez
samedi 28 mars 2009
Tendre blessure
Mes souliers élimés
Ont battu ton pavé
"Berga" la montagnarde.
Village en Pyrénées,
Ton image est gravée,
Plantée comme une écharde.
Si le temps est passé
Je n'ai pas oublié,
De la moindre ruelle
Au plus petit ruisseau.
J'ai couru tes coteaux,
Chassant la sauterelle.
Et mamie Manuelle,
Qui sentait la cannelle,
Cachée sous sa mantille,
Cheveux immaculés,
Son accent qui mêlait,
Catalogne et Castille.
Elle a su embaumer
D'odeurs de riz au lait,
Mes années d'insouciance
Et ses mots qui roulaient
De ses lèvres rosées,
Comme un vin de Provence.
Espańa mi amor,
Mi tierra mi dolor,
Me espera su dulzura.
Que j'aime tes couleurs,
Que j'aime tes odeurs,
Toi ma tendre blessure.
Roland VIDAL
mercredi 25 mars 2009
Nota Bene
samedi 21 mars 2009
L'ancolie des maux
A toi belle ancolie dans l’étreinte du ciel,
Rayonne autant d’amour qu’en tes parfums exquis,
Ravive au cœur de l’homme une aurore assoupie
Puis soulage à ses maux le cri qu’il te révèle.
Dans la chair émaciée de son âme engourdie,
S'insinue la douleur retenue prisonnière,
La beauté de l'humain quand s'effondre la pierre,
Mais d'autant d'illusions la mémoire s'enfuit.
Au jardin des rosées quand renaît le printemps,
Offre-lui le secret de tes larmes écloses,
Un pétale en bouquet pour panser l'ecchymose
Et nourrir de tes pluies ses arides tourments.
Il porte en croix l'amour sur des chemins fragiles,
Convie-le d'épancher les mots qu'il se retient,
Prends-le dans tes bras et dis-lui qu'en ton sein,
Bat le cœur de ta main sur la fleur de l'exil.
Mésange, 7 février 2008
Merci à Nadine, une internaute Québécoise, pour ce joli poème, l'occasion d'une pensée amicale pour tous nos cousins de là-bas, amoureux de la langue Française.
lundi 16 mars 2009
NOIR ET BLANC

Il n'y a rien de noir et blanc.
Le noir tire sur le bleu la nuit venue,
Jetant ses ombres étoilées sur la mer.
Au petit jour, lorsque les étoiles argentées ont disparus
Derrière la lune laiteuse,
Des perles d'écume dansent sur le sable clair.
Il n'y a rien de noir et blanc.
La neige en hiver tire sur l'écru
Et ses reflets bleutés s'allongent vers l'infini
Sous des nuages rose vanille.
Nuages qui s'assombrissent avec l'orage
Dans un ciel ébène et gris.
Il n'y a rien de noir et blanc.
Et ces pensées 'noires' qui peuplent nos nuits
Ne sont que des rêves sombres
Que le matin éclaircit.
Et la peau 'noire' n'est qu'une peau 'blanche'
Dorée par une lumière qui brille.
Il n'y a rien de noir et blanc.
Et pourquoi cette pauvre pensée
Que nous sommes plus 'blancs' qu'autrui ?
Sommes-nous crystal et transparents
Ou sainteté divine ?
Nul n'est noir dans ce petit monde
Que mille teintes illuminent.
Il n'y a rien de noir et blanc.
Elisabeth Derwent Bayet
dimanche 15 mars 2009
Concerto pour cordes et un rêve,
Quand la guitare égrène ses notes de passion,
Que les cordes pincées chantent la communion,
Je sais offrir au ciel, en bleutées arabesques,
Les esquisses d’amour qui sont concerto fresques.
Je fais voile à son corps, beauté d’Esméralda,
Qui dessine les volutes sensuelle passionna ta,
Et gambade au seul gré de l’archet de mon âme,
Dont la baguette ardeur caresse son corps pâme.
Quand la musique pose la couleur du couchant,
Et que le doux refrain se meurt en son diamant,
Mes yeux percent les siens pour former le regard,
Ou nous noyons ensemble l’envie de nos épars.
Les cordes de l’amour font sillons sur nos corps,
Et nos bouches se mêlent en langoureux encors.
Liedich le vingtième de novembre 2008 ev
